Au-delà de la peur, le rappel
Nous avons été plongés dans un système de surconsommation si profond qu’il a façonné nos désirs, nos peurs et notre rapport au monde.
À force d’être conditionnés, nous sommes devenus affamés de besoins artificiels, dépendants de ce qui nous est vendu comme essentiel.
Ce système prospère sur l’insécurité : menaces permanentes, crises sanitaires, discours alarmistes.
La peur devient un outil de contrôle. Elle nous muselle, nous paralyse et nous détourne de toute remise en question réelle.
Terrifiés à l’idée de perdre notre unique levier apparent : le pouvoir de consommer, nous acceptons l’inacceptable.
Nous restons passifs face à des révélations d’une gravité extrême, pourtant largement documentées, qui exposent des réseaux d’abus, d’impunité et de domination, sans que cela n’ébranle réellement l’ordre établi.
Désinformés, fragmentés, privés de sens critique, nous sommes maintenus dans l’illusion que notre salut se trouve à l’extérieur : dans les objets, les normes, les figures d’autorité.
Ce faisant, nous abandonnons notre souveraineté intérieure, notre capacité de discernement et, peu à peu, notre humanité.
Pourtant, ce pouvoir que l’on nous fait chercher ailleurs ne nous a jamais quittés.
Il réside dans notre capacité à revenir à nous-mêmes, à habiter pleinement notre conscience, notre corps et notre esprit.
Là où le système prospère sur la peur et la dépendance, notre souveraineté naît du discernement, de la présence et de la responsabilité intérieure.
Se souvenir de notre dimension spirituelle, divine n’est ni une échappatoire, ni une croyance de plus.
C’est un retour. Un dépouillement.
Le refus de continuer à nous percevoir comme incomplets, dépendants ou fondamentalement impuissants.
C’est reconnaître que la guérison n’est pas quelque chose que l’on reçoit, mais quelque chose que l’on réveille.
Une intelligence subtile, ancienne, vivante, qui ne demande ni permission ni intermédiaire pour agir.
En réinvestissant ce pouvoir intérieur, nous cessons de le céder à des structures qui prospèrent sur notre oubli.
Alors la souveraineté ne devient pas un slogan, mais un état d’être.
Elle s’incarne dans nos choix, notre attention, notre manière d’habiter le monde.
Et dans cet espace retrouvé silencieux, lucide, indomptable quelque chose se répare.
Non pas parce que le monde change soudainement, mais parce que nous ne sommes plus coupés de ce que nous sommes.
Et c’est peut-être là, précisément, que nous revenons à l’essentiel.